Hamlet recommencé !

Dans le cadre des parcours culturels, les élèves de lycée ont pu assister à la représentation de Hamlet ou la fête pendant la peste au Théâtre Gérard Philippe de Frouard proposé par la compagnie Pardès rimonim. Une recréation du chef-d’oeuvre de Shakespeare qui a permis d’interroger la modernité des oeuvres intemporelles et la liberté de la mise en scène contemporaine avec cette problématique à laquelle une élève de seconde a repondu de manière brillante ( texte relu par son professeur )

Peut-on encore inventer aujourd’hui ?

Quelle a été la contribution de Shakespeare à cette histoire ? Quelle doit être la nôtre ? Hamlet résulte d’une superposition de couches d’écritures, entreprises dès le 12e siècle par le chroniqueur Saxo Grammaticus, chacune d’entre elles participant à la construction du mythe. Shakespeare part d’un récit poétique du 16e siècle rédigé en français, inspiré de la chronique de Saxo, dont il retrace une variante théâtrale.

Il compose sa pièce à un moment historique et philosophique qui est celui du déclin de la Renaissance : on y perçoit l’articulation du monde ancien incarné par le père d’Hamlet, et du monde nouveau de la fin de la pièce, promis à Fortinbras qui tournera le dos aux « actes charnels, sanglants, contre nature ».

La Compagnie place « son » Hamlet à l’articulation de ce nouveau millénaire, au cœur de ses enjeux, de ses peurs, à la place qu’ils doivent d’y tenir. Ce drame repose aujourd’hui comme à l’époque dans un temps du désordre du monde.

Bertrand Sinapi cherche à poursuivre ce geste de réappropriation du mythe, la compagnie travaillant sur les couches d’écriture successives ; non pas pour renouveler mais pour poursuivre un geste d’écriture. Divers matériaux entrent en montage : les écrits d’Heiner Müller, des matériaux d’actualité tels journaux, essais, écrits incorporés à la structure du drame shakespearien.

Il ne s’agit pas de faire la plus belle adaptation de cette pièce mais de se placer dans la continuité de ce geste commun, de plonger dans la masse de ce qui a été « agi » avant eux, par les plus grands metteurs en scène, comme par de nombreux anonymes. Et la compagnie veut contribuer à trouver sa compréhension de ce texte et son sens aujourd’hui pour son équipe, pour sa génération.

Comment le comprendre et le mettre à son tour en scène ?

Pardès Rimonim souhaite mettre à jour l’archéologie apparente de ces couches afin d’en donner une variation, sa propre compréhension du mythe.

Un lycée de la réussite !

Samedi 17 novembre, les anciens lycéens ont été reçus à Saint-Léon pour se voir remettre de façon officielle leur diplôme du baccalauréat.

Après un mot d’accueil de M. Will, chef d’établissement, qui a rappelé l’importance de la formation humaniste reçue dans l’établissement en complément de leur formation scolaire, Mme Poinsard et M Fischmeister, professeurs désormais en retraite, ont remis les diplômes à leurs anciens élèves.

La remise s’est achevée autour d’une collation qui a réunis les néo-bacheliers et leurs enseignants.

 Compliments à tous les nouveaux étudiants et bon vent vers l’avenir…

Résultats au baccauréat

Série ES

100 %

Série L

100 %

Série S

91 %